Un Paradis Perdu?

05 MAR. 2018

Vous le savez, l’un des engagements de notre jeune marque depuis sa création est de promouvoir le développement d’une mode plus éthique, soucieuse du monde dans lequel nous vivons.

Nous nous efforçons chaque jour de mettre en place de nouveaux modes de production et de nouveaux modèles économiques avec nos partenaires, nos fournisseurs mais aussi nos clients afin de limiter au maximum notre impact social et environnemental.

Plus qu’un simple principe que nous nous imposons, il s’agit aussi d’un message que nous essayons de porter et de transmettre à l’ensemble d’une industrie. Car la mode, gage de beauté, ne peut pas ou plutôt ne peut plus se permettre de mettre en danger les éléments les plus fondamentaux de nos sociétés à savoir les Hommes et leur environnement.

Alors tout ça c’est bien beau vous me direz mais quel est vraiment l’impact social et environnemental dont nous parlons ?

C’est la raison de cet article. Vous donner quelques éléments de réponse. Car les recherches que nous avons menées depuis notre création nous permettent aujourd’hui de vous en dire un peu plus sur les dangers de nos modes de consommation actuels.

Allez, on embarque pour un petit tour d’horizon de ce qui nous révolte tous les jours un peu plus. Direction le Bangladesh et sa capitale, Dhaka, sur les berges de la rivière du Buriganga

Cette region du monde est victime d’une pollution incontrôlée. Près de 15 000 Bangladais pataugent quotidiennement dans une mare noirâtre causée par le déversement ininterrompue de produits chimiques hautement nocifs tels que l’acide sulfurique.

La cause de ce désastre ? Les centaines d’usines textiles présentent sur les bords de la rivière déversant chaque jour des résidus toxiques pour produire les vêtements et les accessoires de mode qui seront ensuite exportés vers les pays occidentaux dont la France. Si le total de ces exportations rapporte au pays environ 500 millions d’euros par an, les activités qu’elles engendrent sont malheureusement dévastatrices pour la planète et pour les Hommes.

Chaque jour, ce sont 21 000 mètres cubes d’effluents qui sont vomis, sans retraitement. Problème : ces substances s’incrustent dans les sols et se jettent dans la rivière Buriganga qui traverse la capitale. La rivière Buriganga a récemment été élue rivière la plus polluée du monde alors que l’eau était presque potable 15 ans auparavant.

Chaque jour, des milliers de personnes touchent ces produits à main nue et les conséquences sanitaires sont catastrophiques.  De plus en plus de maladies apparaissent, telles que des fièvres, des maladies cutanées ou encore des problèmes respiratoires, causées par l’extrême pollution de l’air, de l’eau et du sol. Et il s’agit là simplement des effets direct de cette polution car l’eau sert également à irriguer les cultures avoisinantes, cultures qui seront ensuite consommées par la population dans le monde entier.

 

 

Cette situation ne se limite malheureusement pas au Bangladesh. En s’intéressant plus particulièrement au secteur de la bijouterie et l’extraction des matières premières, on s’aperçoit rapidement que le problème est le même.

L'exploitation sauvage et non contrôlée de l'or par exemple, très répandue en Afrique et en Amérique Latine, génère également des ravages sur les cours d'eau et les forêts. C'est notamment le résultat de l'exploitation de l'or alluvionnaire, présent dans les cours d'eau, qui nécessite l'abattage d'arbres, la création de retenues d'eau et la pollution de celle-ci par l'utilisation du mercure utilisé pour amalgamer les paillettes d'or. Le mélange des boues dans l'eau, diminue aussi fortement la quantité d'oxygène dissout et entraîne la mort de la faune aquatique.

Si le lien entre nos fringues, nos accessoires de mode et cette situation apocalyptique n’est pas évident à faire, il est pourtant bien réel. Afin de proposer des produits toujours moins chers, notre industrie ne se préoccupe que trop peu de l’impact néfaste de nos modes de production sur le monde dans lequel nous vivons.

Maladies, catastrophes écologiques, émigration sont autant de conséquences qui pourraient voir le jour dans les années à venir. Le prix à payer pour des produits bon marché sera donc en réalité très élevé à moyen et long terme pour l’ensemble de la population mondiale.

Chacun a sa part de responsabilité, les producteurs, les marques mais aussi les consommateurs. C’est pourquoi nous nous engageons chaque jour pour redéfinir les codes d’un système voué à l’échec en vous proposant des créations dont nous maitrisons la majorité du processus de production pour en limiter l’impact social et environnemental.

Cet effort doit être également celui de nos clients et des consommateurs en général. Posez-vous la question de savoir comment est fabriqué chaque produit, quel peut être l’impact de chaque produit sur les Hommes et notre environnement. Ne vous laissez pas distraire par des prix toujours plus bas et préférez des produits ou des marques responsables. Le prix que vous aurez à payer sera in-fine beaucoup plus faible que vous ne le pensez.

À l’heure actuelle, la mode consomme à elle seule plus de 100 000 milliards de litres d’eau potable par an alors que 500 millions de personnes consomment de l’eau contaminée chaque jour. La polution est quant à elle responsable de la mort de 8,9 millions de personnes par an en moyenne, faisant d’elle, la cause de mortalité la plus élevée dans le monde.

 

Aglaïa & co

Éthique
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